Dans une France en pleine guerre, en 1940, Jeanne Larosière, vit avec son grand-père dans la vieille ferme familiale. Pour gagner sa vie, elle donne quelques cours de piano au village. Cette vie, qui pourrait presque paraître tranquille au milieu des horreurs de la guerre, va être troublée par un ordre de réquisition de la Kommandantur, qui va les obliger à héberger un officier allemand.

Jeanne et son grand-père sont bien décidés à résister à leur façon à cette occupation, en observant simplement un silence profond. Cependant, Werner Von Ebrennac est bien différent de ce qu’ils avaient imaginé. Le capitaine est un homme cultivé et délicat, qui tente par tous les moyens de rendre sa présence plus supportable à ses hôtes. Malgré son silence, Jeanne se sent vite partagée entre ses idéaux et ses sentiments…

Au fil de la présence de l’officier, elle se rend compte que celui-ci se révèle sensible (il est musicien), et idéaliste. Il admire la culture française, et ne rêve que d’une union entre la France et l’Allemagne, dont les cultures lui apparaissent comme complémentaires… Il reconnaît et déplore ce qu’il y a encore de brutal dans les mœurs allemandes ; mais, citant le conte de la Belle et la Bête, il souhaite vivement que l’amitié de la France pour l’Allemagne transforme définitivement celle-ci. À ses yeux, la nièce de son hôte incarne la France ; leur amour pourrait contribuer à les unir l’une à l’autre…