L'atelier des lettres

Le blog d'échanges sur les lectures et vos écrits.

Le meilleur des mondes

Une société organisée pour imposer le « bien-être », minimiser les émotions, supprimer les révoltes et autre contestations du pouvoir, formater les esprits et imposer une culture et une pensée unique. Une société entièrement dédiée à la consommation et au marché ou le progrès technologique est volontairement stoppé.
Voici un livre que j’avais lu en français, puis relu il y a peut (plus de 20 ans après) parce qu’il m’a beaucoup marqué, ainsi que l’étude faite avec notre professeure. Quand je regarde le tournant que prend nos sociétés ou celui que veulent nous faire prendre certains « puissants », je pense à ce livre. Bienvenu à Gattaca est aussi une mise en garde très proche des dérives possibles de la société actuelle. J’aime beaucoup aussi ce genre de science fiction qui, comme Matrix, dépend tout une société surréaliste en même temps loin et proche de la notre, un futur possible… Ce qui reste malgré tout angoissant, c’est l’apparente impossibilité de faire changer les choses. L’écrasement de l’individu face à la « machine sociale ». Je trouve très intéressant, également, l’effet montré par le conditionnement psychologique dès le plus jeune âge. Même pour un personnage qui se veut libre pensant, Helmohltz Watson, ne réussit pas à se détacher de son éducation et se mettre à la place de son interlocuteur John qui veut lui faire gouter du Shakespeare. Helmohltz est incapable de concevoir la puissance des émotions liées à l’amour pour une femme (mère, amante). Comme quoi, l’ouverture d’esprit demande beaucoup d’efforts !
J’invite tout un chacun à lire ce livre et à y réfléchir : ne trouvez-vous pas qu’il y a déjà en place des éléments qui nous conduises à rester « obéissant » fasse aux « puissants » de ce monde ?

Histoire des cocotiers

L’Histoire des cocotiers est le journal d’un jeune étudiant en histoire du Brésil qui ne veut pas embrasser une carrière universitaire mais rêve de devenir écrivain. Olivier Maulin, aujourd’hui romancier, auteur d’une dizaine de romans à succès, publie les meilleurs passages de son journal de jeunesse, où il livre ses doutes, les incertitudes, les angoisses d’un étudiant qui se cherche et redoute de n’arriver à rien et de rater son entrée dans la vie active. Il voit ses connaissances et amis changer de statut et de niveau de vie les uns après les autres, stabiliser leurs relations conjugales et construire leur vie. Lui connait une précarité qui s’éternise.

Il obtient une bourse, pour finir sa thèse, et part au Brésil. Son journal raconte alors la découverte d’un pays aux mœurs libres, valorisant le culte du corps, et où se côtoient la richesse et la misère. Il analyse son époque, la fin des années 90. Il évoque aussi ses amis, ses rencontres et ses relations amoureuses.

Drôle, concis, efficace et sincère, ce journal est celui d’un homme libre, fuyant le conformisme et la bien-pensance.

Rageur. Ravageur. Jubilatoire.

Candide, de Voltaire

Le jeune candide, dont le nom signifie à la fois la naïveté et la crédulité vit dans le « meilleur des mondes possibles » chez son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh.

Candide mène une existence heureuse dans cet univers idyllique : Le baron et la baronne de Thunder-ten-Tronckh possèdent en effet « le plus beau des châteaux ». Candide est ébloui par la puissance de son oncle, et par les raisonnements et argumentations du docteur Pangloss, le maître. Il admire également Cunégonde, la fille du baron. Tout bascule le jour où Candide échangea un baisé interdit avec Cunégonde. La réaction du baron est brutale, Candide est banni et chassé de cet Eden. Il se retrouve dans « le vaste monde ».

Candide est pris dans une tempête de neige et connaît la faim et le froid. Il est enrôlé de force comme soldat de l’armée bulgare. Il prend la fuite. Capturé, il est condamné à recevoir quatre mille coups de bâton. Il échappe de justesse à la mort. Il assiste alors à la guerre et à ses massacres. À travers son parcours et  ses malheurs, le jeune garçon devient moins naïf et beaucoup plus conscient du monde réel qui l’entoure…  

Madame Bovary, de Gustave Flaubert

Née dans une famille bourgeoise et fille d’un riche fermier, Emma Bovary est élevée dans un couvent, où elle se passionnera pour les œuvres romantiques de son époque. Elle se mariera à Charles Bovary, un médiocre officier de santé qui ne lui apporte que des déceptions. Ne ressemblant en rien aux amants mystérieux et délicats de ses lectures : celui-ci exercera son peu d’art dans un village normand où Emma, confrontée à la réalité de la vie quotidienne, perdra peu à peu pied. Pour s’échapper du quotidien de sa ville de Province, elle se trouvera des amants, et endettera son ami pour eux. Elle délaissera son rôle de mère et d’épouse, et finira par se suicider par désespoir à l’arsenic en laissant une lettre désespérante à Charles Bovary. Celui-ci, en découvrant les lettres des amants de son épouse, succombera au chagrin, et son orpheline Berthe travaillera comme ouvrière. dans une filature de coton.

Tout le long du roman, nous découvrons les tentatives désespérées d’Emma qui essaye tant bien que mal de fuir sa terrible routine quotidienne. Ce roman réaliste, désigné comme une oeuvre majeure de la littérature française et mondiale, fut poursuivi en justice pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs. 

 

 

L’écume des jours, de Boris Vian

Écrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce roman s’inscrit dans le renouvellement du genre romanesque qui marquera cette époque, mettant l’accent sur l’écriture même plutôt que sur la description du réel.

L’ambiance générale de l’Ecume des jours est racontée pour décrire un univers absurde où la cohérence et le sens des choses se trouvent inversés, sans aucune logique.

L’oeuvre littéraire de Boris Vian raconte l’histoire de Colin, un jeune homme plutôt fortuné qui n’a pas besoin de travailler pour vivre. Son ami Chick est ingénieur mais toujours en manque d’argent. Nicolas est son cuisinier, un ouvrier qui gagne de l’argent et qui multiplie les aventures amoureuses. Chick rencontre Alise et ils décident de se marier. Colin qui voit son ami heureux, veut lui aussi connaître le bonheur et ainsi trouver une jolie femme pour se marier. Il rencontre Chloé lors d’une fête entre amis. Il en tombe amoureux et est prêt à tout pour elle. L’Ecume des jours semble alors, commencé par une note positive.

Cependant, le bonheur est de courte durée. En effet, un jour Chloé apprend qu’elle souffre d’une maladie. Un nénuphar pousse dans son poumon droit. Elle doit boire deux cuillères d’eau par jour, vivre à la montagne et être entourée de fleurs, si elle veut survivre. Son poumon droit et soigné mais le gauche tombe à son tour malade. Colin qui a travaillé très dur pour entretenir les soins de Chloé, comprend que sa bien aimée va bientôt mourir. Leur maison qui était un havre de paix, devient soudainement une pièce sombre et de plus en plus minuscule. La souris grise aux moustaches noires nettoie chaque jour les carreaux des fenêtres mais rien n’y fait la maison est sur le point de disparaître. De son côté, Chick n’aime pas suffisamment Isis, il préfère s’investir pleinement pour sa passion qui est la philosophie. Sa belle, très contrariée décide de se venger en brûlant les librairies qui détournent son amour d’elle. Elle mourra tristement dans l’incendie.

Le roman se termine par la solitude de Colin qui se laisse mourir de chagrin, ne se remettant pas de la mort de sa dulcinée.

 

L’assommoir, d’Émile Zola

C’est l’histoire de Gervaise, une jolie jeune femme âgée de vingt-deux ans, blanchisseuse à Paris.
Elle rencontre puis épouse l’ouvrier zingueur Coupeau. À force de travailler, le couple atteint une certaine aisance et se permet ainsi de louer une petite boutique. Leur bonheur et leur prospérité sont concrétisés par la naissance de leur fille, Anna. Gervaise célèbre son succès en organisant une grande fête à laquelle elle convie tout le quartier.
Cependant, le bonheur est de courte durée. Coupeau, en voulant regarder son enfant du toit sur lequel il travaille, fait une chute et se casse la jambe. Pour lui éviter l’hôpital, Gervaise le soigne chez elle, et dépense les économies du ménage. Il prend son métier en aversion et, pour tromper l’ennui de sa convalescence, il se met à fréquenter “L’assommoir”, cabaret où trône l’alambic. Celui-ci ne reprend pas son travail, car il se dit effrayé de remonter sur les toits. Il  préfère dépenser au cabaret tout ce qu’il gagne, en buvant de plus en plus pour sombrer dans la brutalité et l’ivrognerie.
Lassée et dépassée de cette situation, Gervaise, qui attendait Coupeau à la maison, va le chercher à L’assommoir où ce dernier consomme avec ses amis ivrognes. Elle se laisse tenter par un verre du «vitriol» que secrète l’alambic. Celle-ci commence alors à se perdre dans une spirale négative où l’alcool devient son centre d’intérêt principal. Elle devient paraisseuse, et néglige son travail.
Le couple s’entraîne mutuellement vers la chute, sans se préoccuper de ce que son voisinage pense de sa déchéance. Il se voit dans l’obligation de céder sa boutique et d’emménager dans un appartement insalubre. Coupeau, perdant progressivement la raison, est enfermé à Sainte-Anne dans une cellule. Devant Gervaise, celui-ci est pris d’une terrible crise et meurt dans d’atroces souffrances. Réduite à la mendicité, Gervaise succède au père Bru, qui vivait dans une niche sous l’escalier. Elle connaît la déchéance finale en se prostituant dans la rue, où elle est trouvée morte de faim et de misère.

Bel – Ami, de Guy de Maupassant

L’histoire de Bel Ami raconte les différentes stratégies que Georges Duroy de Cantel a utilisé pour être au sommet de son ascension sociale. Celui-ci, ambitieux et séducteur évoluera socialement démarrant en tant que simple employé des chemins de fer du Nord. Cependant, il doit sa rapide ascension à ses maîtresses qui ne sont nulles autres que les femmes qui conseillent leurs maris dans l’ombre, à la collusion entre la finance, la politique et la presse.
Georges, surnommé Bel-Ami est un jeune homme qui ère dans les rues de Paris tout plein d’espoir et d’ambition à la recherche de fortune et de reconnaissance. Un jour, il croise le chemin d’un ancien copain de régiment, Charles Forestier, qui va l’aider à se faire embaucher dans le journal pour lequel il travaille. Ainsi, George va débuter sa carrière en tant que reporter à La Vie Française. Bénéficiant d’un physique avantageux, il va jouer de son charme pour essayer de gravir les échelons. Pour cela, il va séduire l’épouse de son directeur et va devenir chef des échos grâce à elle. Sa bravoure lui permettra par la suite d’obtenir une belle promotion et devenir ainsi, chroniqueur.
Plus tard, il entretiendra une relation amoureuse avec Madame Marelle, une bourgeoise. Madame Forestier, la femme de son directeur, le contactera pour lui annoncer que son époux va mourir. A la mort de ce dernier, Bel-Ami  va lui demander de l’épouser et elle acceptera au bout d’un long moment de réflexion.
Ensemble, ils écriront des articles politiques et aideront le député Laroche. Bel-Ami fera de l’épouse de son nouveau directeur, sa nouvelle maîtresse. Il va découvrir que sa femme a une liaison avec le député qu’ils aident. Il les surprendra en plein adultère. Il menacera sa femme, demandera le divorce et obtiendra la moitié de sa fortune. En seconde noces, il épousera Suzanne Walter, la fille de son ancien directeur et de son ancienne maîtresse. Tous ces rêves prendront formes. il deviendra riche, Député et Ministre.